La médecine douce peut apporter des solutions thérapeutiques efficaces à un grand nombre de douleurs ou pathologies. Toutefois, le coût d’une séance reste élevé : entre de 50 et 100€ en moyenne selon la durée et la discipline. Les consultations sont-elles remboursées ? Que peut m’apporter ma mutuelle ?
Remboursement de la médecine douce par la Sécurité sociale
Toutes les séances de médecine douce ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. En effet, la Sécu intervient uniquement pour les consultations pratiquées par un médecin conventionné, sur la base du tarif du médecin généraliste.
Quant à l’homéopathie, elle n’est plus remboursée depuis le 1er janvier 2021.
Remboursement de la médecine douce par la mutuelle
Le remboursement des mutuelles pour la médecine douce se fait sous forme de forfait (attention, tous les contrats ne le proposent pas).
| Veillez à bien étudier la liste des spécialités prises en charge car elle n’est pas la même selon les mutuelles ! La plupart des contrats couvrent l’ostéopathie, mais certains remboursent l’acupuncture et la sophrologie, là où d’autres les refusent mais prennent à la place en charge le chiropracteur et le naturopathe. |
TOP 3 des mutuelles pour la médecine douce
Une mutuelle avec médecine douce comprend généralement de bonnes garanties dans les autres domaines (soins courants, optique, hospitalisation, dentaire…).
Voici une sélection de complémentaires santé qui présentent de bons forfaits dédiés à la médecine douce :
| Organisme | Forfait médecine douce |
|---|---|
| Aésio | 160 € par an dans la limite de 4 séances par an max 40 € par séance |
| Selfassurance | 150 € par an dans la limite de 5 séances par an max 30 € par séance |
| Direct assurance | 120 € par an dans la limite de 3 séances par an max 40 € par séance |
Ces forfaits indiquent le montant maximum que la mutuelle peut rembourser chaque année pour une séance de médecine douce.
Attention, toutes les prestations de médecine douce ne sont pas nécessairement prises en compte et certaines conditions doivent être respectées.
Par exemple, un remboursement peut être limité à un montant maximum par séance.
Pourquoi les médecines douces sont rarement remboursées ?
Manque de preuves scientifiques robustes
De nombreuses pratiques de médecines douces n’ont pas fait l’objet d’études approfondies avec des méthodologies rigoureuses telles que les essais contrôlés randomisés, qui sont la norme pour la médecine conventionnelle. Cette absence de preuves solides sur leur efficacité rend les autorités sanitaires et les assureurs réticents à les rembourser.
Des soins complémentaires et pas nécessaires
Les médecines douces sont souvent perçues comme des approches complémentaires ou alternatives qui ne sont pas essentielles. Cette perception influence la décision de les exclure des remboursements de base.
Comment choisir sa mutuelle pour de la médecine douce ?
Pour bien choisir une mutuelle qui couvre les prestations de médecine douce, commencez par définir vos besoins : identifiez les pratiques de médecine douce que vous utilisez régulièrement ou envisagez d’utiliser (par exemple, ostéopathie, acupuncture, naturopathie, etc.). Cela vous aidera à rechercher des mutuelles qui offrent des remboursements pour ces services spécifiques.
Ensuite, comparez les offres des mutuelles avec médecine douce. Attention aux plafonds de remboursement annuels et au nombre de séances couvertes par an. Pour vous aider à comparer de nombreuses offres rapidement, le tout de manière claire et facile, tournez-vous vers un comparateur de mutuelles.
Vérifiez les conditions de remboursement : certaines mutuelles peuvent exiger que les praticiens en médecine douce soient certifiés ou enregistrés auprès d’organismes professionnels reconnus. De plus, assurez-vous que vos praticiens habituels répondent à ces critères pour bénéficier des remboursements.
La médecine douce étant un complément, n’oubliez pas d’évaluer la couverture globale de la mutuelle, y compris les soins conventionnels. Une bonne mutuelle doit équilibrer la couverture des soins traditionnels et des médecines douces.
Enfin, assurez-vous que les coûts des primes sont en adéquation avec les bénéfices de couverture proposés, surtout pour les médecines douces, pour ne pas payer plus que ce que vous récupérerez en termes de remboursements.