Homéopathie

Puisant ses origines au XVIIIème siècle, l’homéopathie a ses fervents émules. Elle est considérée comme l’une des médecines alternatives les plus utilisées au monde. La douceur des traitements séduit ceux qui, déçus par l’allopathie, souhaitent se mettre davantage à l’écoute de leur corps et cesser les agressions médicamenteuses.

Mais qu’est-ce que l’homéopathie exactement ? Pourquoi vous rendre chez un homéopathe ? Comment faire son choix de médecin ? Et surtout, dans quelle mesure ce genre de médecine est-elle remboursée ? Nous vous donnons des clefs de compréhension.

Petit lexique : qu’est-ce que l’homéopathie ?

Aux IIIème et IVème siècle avant J.C., Hippocrate énonçait pour la première fois la théorie de la similitude avec un similia simillibus curantur, signifiant les semblables soignent les semblables. C’est sur cette même théorie, vieille de plusieurs siècles et datant du père de la médecine occidentale, que s’appuie Hahnemann au XVIIIème siècle. Hahnemann, médecin diplômé, se rend vite compte des limites de la médecine allopathique et tente de se tourner vers une alternative plus naturelle. Le fondateur de l’homéopathie découvre que les plantes réalisent sur le corps des effets absolument semblables aux effets d’une maladie. Sa théorie consiste à prélever une quantité infinitésimale de ces plantes pour l’administrer au corps malade. C’est la théorie du traitement du mal par le mal.

Pour résumer, dans homéopathie, homéo signifie semblable, tandis que dans allopathie – la médecine conventionnelle, allo signifie différent. La distinction est alors très claire.

L’homéopathie, telle que nous la connaissons aujourd’hui, consiste en une série de dilutions différentes de divers produits, destinée à soigner et accompagner les patients. Elle est une médecine douce, non agressive pour le corps. Les produits souches qui sont soumis à de hautes dilutions sont de natures végétale, animale et minérale.

L’homéopathie se présente communément dans des tubes colorés contenant des petites granules dont le nombre à faire fondre sous la langue est décisif. Elle peut également prendre la forme de préparations liquides.

Pour quelles raisons se rend-on chez un homéopathe ?

Aller chez un homéopathe est une action qui marque l’engagement du patient qui ne souhaite pas infliger à son corps de traitement invasif, médicamenteux. On peut consulter un médecin homéopathe pour tous les types d’affections, virale, chronique, infectieuse, allergique, ou tout simplement en traitement préventif… Là où la médecine conventionnelle, allopathique, traite la maladie, l’homéopathie traite le patient dans sa globalité et les causes d’une affection. En ce sens, chaque traitement sera unique et adapté au patient qu’il entend soigner.

Il existe plusieurs méthodes de traitement :

  • L’homéopathie uniciste est une méthode qui, comme son nom l’indique, ne prescrit qu’un seul produit pour l’ensemble des affections du patient. Cette technique réussit rarement du premier coup, toutefois, lorsqu’elle atteint son but, elle est particulièrement impressionnante.

  •  L’homéopathie pluraliste recommande l’utilisation combinée de plusieurs produits. En général, vous ressortez d’une consultation homéopathique pluraliste avec une ordonnance contenant entre 6 et 8 produits.

  • Enfin, l’homéopathie complexiste s’attache à combiner les principes entre eux et à les administrer en une seule prise. Selon les affections, un homéopathe complexiste peut prescrire plusieurs préparations.

Bien choisir son médecin homéopathe

Comme son nom l’indique, le médecin homéopathe est avant tout médecin. Il est titulaire d’un doctorat en médecine et il est inscrit à l’ordre des médecins. Afin de compléter sa formation, il a reçu un enseignement particulier pour sa spécialité. Privilégiez donc un homéopathe qui possède une formation en homéopathie délivrée par un institut accrédité et membre de l’Ecole Française d’Homéopathie.

Pour choisir votre médecin homéopathe, il existe plusieurs méthodes. Vous pouvez tout d’abord vous fier à sa réputation, en demandant autour de vous que l’on vous conseille un homéopathe qui aurait fait ses preuves. Vous pouvez également demander à votre pharmacien qui connaît ceux qui pratiquent dans le quartier et qui sont reconnus.

La piste de votre médecin traitant n’est pas à négliger car il connaît certainement un ou plusieurs confrères qui ont la spécialité homéopathe, si ce n’est d’ailleurs pas le cas du vôtre.

Enfin, vous pouvez tout simplement trouver un médecin homéopathe sur les pages jaunes ou vous rendre sur le site de la INHS (Institut National Homéopathique Français) et consulter l’annuaire des médecins homéopathe unicistes mis à votre disposition.

Lors de votre premier rendez-vous, vous subirez un questionnaire très précis, allant de votre passé médical à votre mode de vie, en passant par l’observation de certaines zones de votre corps. En effet, les ongles, la langue, les yeux et la peau décrivent avec beaucoup de précision le patient que vous êtes. Le premier rendez-vous est donc assez long et donne lieu à un bilan complet qui va permettre à votre médecin de mettre en place un premier traitement. Il convient généralement de programmer une seconde visite 6 semaines après le début du traitement afin d’ajuster les doses et les produits.

L’homéopathie et les remboursements santé

Même si elle se trouve constamment sur la sellette, menacée de ne plus être remboursée, l’homéopathie est couverte par la Sécurité sociale à hauteur de 30% du tarif de l’Assurance Maladie, pour les produits possédant la vignette bleue. La consultation, quant à elle, est prise en charge à 70% sur la base des 23 euros, à condition que vous alliez voir un médecin homéopathe conventionné.

Le reste, autrement dit les dépassements d’honoraires et autres frais, est l’affaire de votre mutuelle.
Ainsi, votre mutuelle peut alors prendre en charge tout ou partie du complément du prix de la consultation et des produits qui vous sont prescrits. Il est important de vérifier dans votre contrat de mutuelle si vous êtes couvert avec
un forfait « médecines douces » ou « bien-être ».

Controversée par certains, et qu’il s’agisse d’effet réels ou d’effet placebo, les professionnels de la santé considèrent qu’elle apporte une sérénité non négligeable au patient traité de la sorte. Remboursée depuis plusieurs années par la Sécurité sociale, elle fait également l’objet de forfaits spéciaux pour les mutuelles. Prenez le temps de vous renseigner.


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