La pilule et ses différentes générations

pilluleSe trouvant en tête de liste en termes de contraception, les pilules sont disponibles en plusieurs générations. Les pilules « combinées » ou oestroprogestatives sont des médicaments qui contiennent des hormones proches de celles naturellement fabriquées par les ovaires. Il s’agit du contraceptif le plus utilisé en France. En fonction des progestatifs dont elles sont composées, les pilules peuvent présenter des effets secondaires graves et il est indispensable d’avoir un suivi médical strict pour en faire bon usage.

Dans quels cas utiliser la pilule ?

Par définition, la pilule est un contraceptif dédié aux femmes en âge de procréer. Bien que la pilule puisse être prescrite pour la régularisation du cycle menstruel ou l’apaisement des règles douloureuses, elle constitue surtout un moyen d’éviter les grossesses non désirées. La pilule permet de prévenir le retour rapide à la fécondité après l’accouchement, mais elle joue aussi le rôle d’une roue de secours pour celles qui ont peur d’une grossesse à la suite d’un acte sexuel. Cette contraception peut même être utilisée dans le cadre de la « double protection ».

Dans certains cas, la pilule est également utilisée dans le traitement d’une personne souffrant de problèmes cutanés ou comportementaux d’origine hormonale.

La délivrance de la pilule aux mineures

Les jeunes filles mineures ont la possibilité de se procurer une boîte de pilules en pharmacie, à condition qu’elles soient au moins âgées de quinze ans. Pour en bénéficier, il est essentiel qu’elles se munissent d’une ordonnance isolée, délivrée par un médecin ou une sage-femme agréés exerçant au sein d’un programme de planning familial. Le professionnel de santé précisera alors la mention « contraception mineure » dans ladite prescription.

Notez que la pilule est fournie gratuitement aux jeunes filles. Lorsque la pilule n’est pas délivrée directement, l’usage du « NIR anonyme » est obligatoire au moment de la facturation si les personnes concernées souhaitent rester discrètes. Dans ce cas, le contraceptif ne sera pas mentionné sur le relevé de remboursement de la mutuelle.

Le remboursement de la pilule pour les femmes majeures

La Sécurité sociale ne prend en charge que certaines générations de pilules contraceptives achetées par les femmes majeures. Si celles qui optent pour les pilules de troisième et de quatrième génération sont obligées de régler leur facture en intégralité, celles qui prennent les pilules de première et de deuxième génération peuvent jouir d’un remboursement de 65 % du tarif conventionnel (TC) par l’Assurance Maladie.

Par ailleurs, pour bénéficier du système de remboursement en vigueur, il est nécessaire qu’une déclaration du médecin traitant soit faite au préalable auprès de l’assureur.

 

La pilule et ses différentes générations : ce qu’il faut retenir

Les pilules représentent une excellente méthode de contraception pour la plupart des femmes. Toutefois, il faut savoir que les pilules sont avant tout des médicaments. À cet effet, elles sont prescrites à titre personnel, en fonction de l’organisme et des besoins de chaque femme concernée. C’est même la raison pour laquelle elles sont fournies sous plusieurs versions différentes. Le terme « génération » fait en effet référence à leur système de composition au moment de leur conception, ainsi qu’aux possibles effets secondaires.

Les pilules de 1ère génération sont surtout connues pour leur forte concentration en œstrogène. Ayant été commercialisé depuis le début des années soixante, il n’en existe plus qu’une petite variété sur le marché pharmaceutique à l’heure actuelle. Ce moyen de contraception s’est fait de plus en plus rare, sans doute, à cause de leur dosage et des effets secondaires relatifs à son usage. Si l’on se réfère aux expériences passées, les pilules de première génération sont à l’origine de plusieurs troubles vasculaires, de tensions mammaires, de nausées, ainsi que de migraines intenses et permanentes chez certaines femmes.

Pour ce qui est des pilules de 2ème génération, celles-ci ont été conçues avec des progestatifs moins concentrés en œstrogène dans les années 70 et 80. Le but de cette initiative a surtout été de réduire les effets indésirables résultants de la prise d’un moyen de contraception oral. Cependant, il a été remarqué que le risque de thrombose veineuse, d’embolie pulmonaire, ou de phlébite est toujours présent, surtout pour les femmes qui ont des antécédents familiaux afférents à des problèmes de circulation sanguine.

Les pilules de 3ème génération, quant à elles, sont constituées par trois nouveaux progestatifs, notamment le norgestimate, le désogestrel, et le gestodène. À la base, ces composants sont supposés limiter les désagréments relatifs aux contraceptions. Lesdites pilules se trouvent ainsi en tête de file en termes de vente, car en plus de leurs effets anticonceptionnels, elles permettent de soigner l’acné et d’éviter la prise de poids pendant le traitement. Bémol, elles exposent certaines femmes à des risques d’accident thrombo-emboliques plus importants, contrairement aux pilules de générations précédentes.

Les pilules de 4ème génération sont constituées essentiellement de drospirénone. Présentant moins d’effets secondaires que celles de la première et de la deuxième génération, elles exposent néanmoins les femmes à un risque d’accident vasculaire, tout comme celle de la troisième génération.

Il est donc indispensable de parler avec votre gynécologue ou votre médecin de vos antécédents médicaux et des risques liés aux maladies apparues au sein de votre famille. Toutefois, n’oubliez pas que cela reste généralement une méthode de contraception recommandée parmi les différents contraceptifs existants.

Quelle conclusion peut-on ainsi tirer de l’usage des pilules ?

Les pilules, toutes générations confondues, sont censées apporter du confort et de la sécurité dans la vie d’une femme sexuellement active. Cependant, les risques associés à leur utilisation ne sont pas inexistants et doivent être considérés de manière sérieuse. Une consultation médicale est donc recommandée avant de s’en procurer, surtout pour celles dont certains proches présentent des problèmes vasculaires. Un suivi médical est ensuite nécessaire. Il faut également noter que l’avis d’un spécialiste est indispensable, non seulement au moment de débuter le traitement, mais aussi et surtout, en cas de besoin de changement de contraceptif. Il existe en effet d’autres moyens de contraception susceptibles de répondre à la nécessité pour chaque femme d’éviter une grossesse non désirée.


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