Prothèses auditives et fauteuils roulants : des actes très mal remboursés


Une prise en charge très faible


En plus d’être très chers, des dispositifs médicaux comme les prothèses auditives, fauteuils roulants, appareils respiratoires, sont très mal remboursés par l’Assurance maladie. C’est ce que révèle une étude de 60 millions de consommateurs, qui s’est penchée sur ces produits et prestations liées qui ont coûté 13 milliards d’euros en 2013.

Sur ce total, un peu plus de 7 milliards d’euros sont restés à la charge des assurés, après remboursement de la Sécurité sociale et de leur éventuelle complémentaire santé.
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L’étude montre que certains patients subissent une double peine, car plus l’handicap nécessite une haute technicité de prise en charge, moins il sera remboursé par l’Assurance maladie.

Par ailleurs, il apparaît des inégalités notoires sur la prise en charge d’un appareillage à l’autre. Les appareils dédiés à l’apnée du sommeil sont par exemple pris en charge à 74% par l’Assurance maladie, contre seulement 9% pour les audio-prothèses destinées aux plus de 20 ans.


Des prix excessifs


L’étude met également en évidence des pratiques tarifaires «choquantes». En effet, en l’absence de prix limite de vente, «le même produit peut être vendu 4 fois plus cher» selon les endroits. Par exemple, "le même modèle d'audio-prothèse coûte 10 à 50 % plus cher lorsqu'il est vendu à un assuré de moins de 20 ans " car son remboursement par l’Assurance maladie est plus important que pour un adulte de plus de 20 ans.
Pour les audio-prothèses, le reste à charge moyen est de 981 euros pour les moins de 20 ans, 2.284 euros au-delà de cet âge.

La Cour des comptes dénonce également la tendance des audioprothésistes à vendre en priorité des appareils haut de gamme : la classe D, la plus chère (en moyenne 1 900 euros), représente 90 % des ventes.

L'étude des restes à charge demande donc une évolution de la nomenclature pour "espérer réguler les prix".

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