Pilules de 3e génération : quels sont les risques et comment réagir ?

Pilule contraceptive : quels sont les risques ?

Les pilules de 3ème et 4ème génération ont été lancées dans les années 1980 avec pour objectif de limiter les effets indésirables des pilules de 1ère et 2ème génération : acné, douleurs mammaires, nausées, etc.

Une pilule 3ème ou 4ème génération, est une pilule contraceptive dont l’hormone la progestérone est plus récente que celle des premières pilules. Les pilules 1ères générations contenaient de la noréthistérone (traitement de type progestatif) et les 2ème génération, contenaient du lévonogetrel ou du norgestrel.  Les progestatifs sont plus variés dans les pilules de 3ème et 4ème génération : désogestrel, gestodène, norgestimate, drospirénone, chlomardinone, diénogest, nomégestrol.

Les pilules sont des médicaments.Or les médicaments présentent des bénéfices mais aussi des effets indésirables, mentionnés sur la notice , qu’il convient de lire. Les risques principaux liés aux pilulles sont des complications vasculaires liées à la circulation sanguine, les thromboses veineuses (phlébite, embolie pulmonaire).
 
Les pilules contraceptives de première et deuxième génération entrainent moins de risques de phlébite. Moins à risque ne signifie pas sans risque. En effet, les pilules contraceptives de première et deuxième génération multiplient par deux le risque de phlébite. La pilule 3ème et 4ème génération multiplie par quatre voire par six le risque de phlébite. Mais toutes les femmes ne sont pas concernées pas ces risques !

Selon l'ANSM (Agence nationale du médicament et des produits de santé), ce nouveau contraceptif provoquerait le décès de 20 à 40 femmes par an. Cinq millions de femmes prennent la pilule en France. 40% utilisent des contraceptifs oraux de 3e et 4e génération soit 1,5 à 2 millions de femmes en France.

Pilules de 3e génération : Un déremboursement au 31 mars 2013

Le non remboursement des pilules de 3e génération a été avancé au 31 mars 2013 au lieu de septembre 2013 comme initialement prévu. L’Agence nationale du médicament et des produits de santé (ANSM) dénonce "un emploi excessif" des pilules de 3e génération en France. La ministre de la Santé Marisol Touraine a demandé aux instances européennes de restreindre les autorisations de mise sur le marché (AMM) des pilules de 3e et 4e générations.

La HAS conseille désormais aux médecins de commencer par prescrire une pilule de 2e génération aux femmes n'ayant jamais pris de contraceptif oral auparavant.

Pilule de 3ème génération : comment réagir ?

Si vous êtes sous pilule de 3e ou de 4e génération, il est important de ne pas céder à l’affolement. Et ne pas arrêter de vous-même de prendre la pilule car la fécondité reprend dès le premier jour de l’arrêt de la pilule et vous risqueriez une grossesse non-désirée.

En effet, en 1995, une alerte sur les risques liés à ce contraceptif avait provoqué en Grande-Bretagne une vague d’interruptions volontaires de grossesse (IVG).

Vous pouvez alors attendre votre prochain rendez-vous pour aborder le sujet avec votre médecin habituel mais, si vous êtes inquiètes, vous pouvez contacter plus rapidement un professionnel de santé autorisé à prescrire la pilule (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme) pour discuter de votre contraception.

Avant toute prescription, le médecin doit lors d’un interrogatoire poussé, rechercher les risques et tout élément facteurs de contre-indications. La Haute Autorité de Santé recommande qu’un bilan biologique soit également réalisé avant la mise en route de la contraception afin d’établir : détermination du cholestérol total, des triglycérides, de la glycémie à jeun. Ce bilan doit être renouvelé tous les cinq ans. Selon vos antécédents familiaux ou personnels, on peut aussi vous prescrire un bilan de coagulation du sang, qui n’est pas systématique.

Comment choisir son moyen de contraception ?

Alors qu’à partir du 31 mars, aucune pilule de 3e génération ne sera plus remboursée par la Sécurité sociale. Les pilules de 2e génération le seront elles toujours. Des mutuelles pourront compléter la prise en charge de la Sécurité sociale. Pour trouver la mutuelle vous proposant un remboursement de votre contraceptif, réalisez un comparatif de mutuelle gratuit.

Le choix de votre moyen de contraception dépendra de votre mode de vie, votre personnalité, vos problèmes de santé et de vos pratiques sexuelles.

N’hésitez pas à vous informer sur toutes les méthodes sans exception et sans idées préconçues : pilule minidosée ou pilule progestative, patch, anneau contraceptif, implant, stérilet (ou DIU), préservatifs masculins ou féminins, spermicides, méthodes naturelles, cape cervicale ou diaphragme.

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