Contraception et IVG – Deux mutuelles dénoncent le manque de moyens

MGEN et LMDE appellent les pouvoir publics à agir

Un appel a été lancé aux pouvoirs publics, mardi 18 octobre, par la LMDE, mutuelle nationale étudiante, et la Mutuelle générale de l'éducation nationale, la MGEN, pour attirer l’attention sur l’insuffisance des moyens destinés aux femmes en matière de contraception et d'avortement. Cet appel, signé par plusieurs personnalités de renom, est soutenu notamment par le Collège national des gynécologues et obstétriciens français et la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale. La LMDE et la MGEN déplorent la fermeture de nombreux centres de planification et l’augmentation du nombre de jeunes filles qui interrompent volontairement leur grossesse (IVG).

Les deux mutuelles estiment également que les contraceptifs ne sont pas suffisamment pris en charge par l’assurance maladie, et que l’éducation sexuelle n’a pas pris toute sa place dans l’enseignement public. Thierry Beaudet, président de la MGEN a déclaré de sa part qu’il ne s’agit pas d’une question de droit, mais d’une question d’accès réel à ces droits. Un rapport sur la contraception et l’avortement des jeunes filles doit être remis prochainement au gouvernement. Israël Nisand, auteur du rapport, a souligné de son coté que : "15 000 IVG par an chez les mineures et 100 000 chez les moins de 25 ans sont de mauvais résultats pour notre pays" et d'ajouter : " On hésite à prendre des décisions qui s'imposent, comme la gratuité et la confidentialité pour la contraception."

MGEN et LMDE pour un suivi gynécologique gratuit

La LMDE et la MGEN appellent au développement des programmes de prévention tout en les étendant à tous les âges de la vie. Les deux mutuelles agissent dans le but de garantir un suivi gynécologique à toutes les femmes en déployant un réseau de praticiens sur tout le territoire pour assurer ce suivi sans dépassement d’honoraires et proposer des consultations gratuites. La LMDE et la MGEN exhortent les pouvoirs publics à rendre gratuits tous les moyens de contraceptions disponibles et de défendre le droit à l'avortement sur tout le territoire à travers la mise en place de structures de proximité capables de faciliter l’accès et la prise en charge des femmes dans les délais prévus par la loi.

Associations et spécialistes alertent régulièrement sur les difficultés que pose encore l’accès à l’IVG et ce, trente-cinq ans après la loi Veil.  Un sondage réalisé par Opinion Way pour les mutuelles MGEN et LMDE montre qu’une femme sur cinq ne bénéficie d'aucun suivi gynécologique régulier. Le sondage MGEN-LMDE révèle également que 45% des femmes âgées de 16 à 60 ans sont sous contraceptif, dont près de 50% utilisant la pilule. Enfin, les femmes ayant déjà eu recours à l’IVG représentent 16 % des femmes interrogées.

 

Rédigé par F.Boumnadel

Publié le 24/10/2011
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