Pour une stratégie commune des victimes du Médiator

Le laboratoire Servier prêt à assumer

Nouveau rebondissement dans la désormais «affaire du Médiator», avec le dépôt de 116 plaintes auprès du Tribunal de grande instance de Paris, pour homicides et blessures involontaires.

Une démarche initiée par un collectif d’associations de défense de victimes du Médiator et destiné à défendre les intérêts des «victimes» et obtenir réparation du laboratoire Servier.

Ce dernier vient de déclarer être prêt à assumer sa responsabilité si elle est engagée. 

Georges-Alexandre Imbert, président de l'Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments, un accord à l’amiable avec le laboratoire Servier serait souhaitable.

Quand à la revue UFC-Que Choisir (qui porté plainte au pénal),  elle craint une opacité des négociations à l'amiable.

En effet, et selon Alain Bazot président de UFC-Que Choisir, les victimes risquent de déchanter en découvrant ensuite qu'elles ont été spoliées.

Celui-ci préconise la mise en place d’un fonds, ce qui permettrait, selon lui,  plus de transparence.

Un avis pas forcément partagé par l’AVIM (association des victimes de l’isoméride et du Médiator.

Par la voix de son président, le Dr Dominique-Michel Courtois, on apprend que de nombreuses victimes veulent aller plus loin, au pénal et pas simplement pour  recevoir un chèque.

Médiator : 500 plaintes en cours

Pour rappel, l’AVIM  vient de déposer 116 plaintes, dont au moins 10 liées à des décès suite à la consommation du médicament Médiator.

Reste que le président de l’AVIM reste ouvert au dialogue.

«Si on peut obtenir un fonds spécifique dans lequel Servier ou sa compagnie d'assurance Axa sont prêts à financer, je suis partant.

Ce n'est pas au contribuable de payer», conclut le Dr Dominique-Michel Courtois.

Publié le 13/01/2011
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