Dépistage de la prostate  Bras de fer entre cancérologues et urologues

40 000 nouveaux cas de cancers de la prostate chaque année

Il est fréquent que des cancérologues et des urologues s’affrontent sur le concept de dépistage du cancer de la prostate.

Et ce, qu’il soit orienté âge ou signes urinaires.

En France, près de 40 000 nouveaux cas de cancers de la prostate sont décelés chaque année.

En règle générale, le diagnostic se fait  par un toucher rectal, confirmé éventuellement par un dosage appelé PSA (Antigène prostatique spécifique).

Selon les résultats, le médecin conseille, ou pas, une ablation de la prostate.

Cependant, bien des patients hésitent et, du coup, de nombreux diagnostics sont faits à un stade avancé de la maladie.

Pour faire face à cette maladie, des campagnes de dépistage est lancée.

Ce qui n’est pas du goût de certains professionnels de santé.

Plus de morts que le Médiator

En effet, un médecin généraliste n'hésite pas à qualifier ce dépistage de «dangereux» et «persuadé que le dépistage sauvage a semé plus de morts et de malheur que le Médiator.

Un autre médecin dénonce «la main du lobby des urologues», qui se ferait de l'argent sur le dos des patients.

Pour l’heure, La Haute autorité de santé (HAS) pas fait de recommandations.

Il faut savoir que de nombreux cancers de la prostate sont dits asymptomatiques et à évolution lente.

Du coup, ils ne justifient pas, passé un certain âge, une ablation de la prostate qui peut avoir dans certains cas, des conséquences lourdes (difficultés d'érection).

Publié le 24/01/2011
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