Contraintes et défis de la réforme de la dépendance

1/3 des français auront 60 ans en 2015

Erigée en quasi priorité nationale, la réforme de la dépendance, annoncée en 2008, reportée à 2009 et programmée en 2011, devra faire face à de multiples défis.

Comme celui de l'inflation continue des dépenses d'Allocation personnalisée d'autonomie (APA) ou encore anticiper une situation irréversible avec 1/ 3 des français qui auront 60 ans, à l’horizon 2015.

En effet, et selon les projections, la France comptera 1,4 million de personnes âgées en perte d'autonomie, en 2040. 

Aujourd’hui, on estime que les dépenses dédiées à la dépendance s’élève à 22 milliards d'euros par an.

Sous l'effet du vieillissement, des projections tablent sur un besoin accru de 10 milliards d'euros, par an, dans les quinze ans. 

Les dépenses concentrées sur les plus de 85 ans, se répartissent surtout entre l'assurance-maladie (60%) et les départements (20% via APA).

L’Etat et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie complètent le tour de table des financeurs.

580 000 bénéficiaires de l’ASPA

Reste que les conseils généraux, soumis à une pression financière et au ralentissement de leurs rentrées fiscales, semblent éprouver les pires difficultés pour équilibrer leur budget.

Entrée en vigueur en 2002, l’Allocation de perte d’autonomie est réservée aux plus de 60 ans. 

Versée par le département, l’allocation varie entre 530 et 1 235 euros, suivant le degré de dépendance et le lieu de résidence. 

A noter que 580 000 personnes bénéficient de l'Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), qui remplace le minimum vieillesse, depuis 2007.

Publié le 20/01/2011
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