59 médicaments placés sous haute surveillance

Les laboratoires en charge du suivi et du contrôle

Samedi 15 janvier 2011, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, annonçait, sans les nommer, que 76 médicaments mis sur le marché, en France, étaient placés sous haute surveillance.

Dans la foulée, une liste de 59 molécules à risque, surveillées de près par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), vient d’être dévoilée.

Il faut savoir que ces médicaments feront l’objet d’une procédure spéciale de suivi pour mesurer les effets indésirables appelée «plan de gestion des risques».

On apprend également que les laboratoires qui fabriquent ces médicaments ont été sommés de surveiller, tout particulièrement, les effets secondaires, d’évaluer les risques de ces produits et de les signaler aux autorités sanitaires.

Médiator, pas un cas isolé

Pour Bruno Toussaint, responsable de la revue médicale Prescrire, «cette liste démontre que le Médiator n’est pas un cas isolé», indique-t-il.

Il ajoute que « dans ces 59 médicaments placés sous surveillance par les autorités, certains devraient être retirés du marché, comme l’Arcoxia ou le Champix. D’autres ont une utilité, mais on ne sait pas si la surveillance des risques est efficace».

Ainsi, ceux sont les laboratoires qui ont la (lourde) tâche et la (grande) responsabilité d’assurer le suivi des effets secondaires et de transmettre leurs observations et résultats à l’Asffaps.

Et non des experts de la santé indépendants, comme l’auraient souhaité certains professionnels de la santé.

Publié le 19/01/2011
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