Chirurgie fœtale – Naissance de nouveaux espoirs

Intervention sur le fœtus plutôt que sur le nouveau né

Alors que les parlementaires français planchent sur une nouvelle loi sur la bioéthique, une information sur le sujet, et non des moindres, nous vient des Etats-Unis.

Ainsi, une étude clinique tendrait à démontrer que, dans certains cas,  pratiquer une opération sur un foetus permettrait d'obtenir de meilleurs résultats que si l'intervention avait été réalisée sur un enfant né.

Il semblerait que ce soit le cas pour une malformation baptisée spina-bifida,  notamment pour sa forme la plus dévastatrice appelée myéloméningocèle.

Ce qui se traduit par une partie de la colonne vertébrale du foetus qui ne se referme pas autour de la moelle épinière, occasionnant souvent une série de handicaps, voire de paralysies chez l'enfant.

Il toucherait près d’un nouveau-né sur 2 000

Dans la très grande majorité des cas, le diagnostic prénatal aboutit à une interruption médicale de grossesse.

Cependant, et selon les dires du docteur Scott Adzick, co-artisan de l’étude, de nouvelles perspectives pour les enfants atteints par cette malformation sont à l’ordre du jour.

«Pratiquer une correction chirurgicale du spina-bifida sur le foetus plutôt que sur le nouveau-né permettrait d'améliorer les chances de survie de l'enfant, mais aussi de réduire son handicap futur», dit-il.

Si l'étude souligne que cette chirurgie foetale accroît les risques d'accouchement prématuré et de déchirure de la paroi utérine, il n’en reste pas moins que ces résultats semblent encourageants.

Publié le 14/02/2011
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