Cancer de la prostate – Le dépistage régulier permet-il de sauver des vies ?

La Haute autorité de santé défavorable à sa généralisation

Selon une étude menée par des chercheurs suédois, le dépistage du cancer de la prostate ne permettrait pas de baisser le niveau de mortalité.

Du coup, et sur la base des résultats révélés par l’étude, on peut s’interroger sur l’utilité d’un dépistage de manière systémique.

Revenons à l’étude, à sa méthodologie et aux résultats qui ressortent des travaux des chercheurs.

Le collectif de scientifiques a examiné et suivi 9026 personnes sur une période qui s’est étalée sur deux décennies.

Sur les 9026 individus, 1 494 ont subi un dépistage du cancer de la prostate.

Parallèlement, et ce afin de mesurer la pertinence du dépistage du cancer de la prostate, des chercheurs ont suivi tous les hommes âgés de 50 à 69 ans d’une ville suédoise.

Qu’est-ce qui ressort de cette démarche comparative ?

Première tendance lourde, le taux de mortalité est quasi identique entre les deux groupes de personnes.

Taux de survie identique

292 cancers ont été diagnostiqués chez les hommes n'ayant pas fait de dépistage contre 85 chez les hommes qui ont été dépistés (sur les 1 494 participants).

Qu’en est-il du taux de survie ? Toujours selon les résultats de l’étude, pas de différence significative.

Du coup, se faire dépister de manière fréquente ne modifierait pas l’espérance de vie.

Un résultat qui renforce la position de la HAS (Haute autorité de santé) qui n’est pas favorable à la généralisation du dépistage du cancer de la prostate.

 

Rédigé par R.Alaoui 

Publié le 05/04/2011
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