Affaire du Mediator – Vigilance accrue chez les labos

Les médicaments sous haute surveillance

L’affaire du Mediator, aussi dramatique soit-elle pour les quelques 2 000 victimes de ce médicament, a au moins permis de renforcer la surveillance sanitaire en France.

Ne dit-on pas « à tous malheurs, quelque chose est bon » ! Aujourd’hui, les comités de surveillance mis en place par les autorités sanitaires françaises et également par les laboratoires pharmaceutiques se montrent intransigeants.

Il n’est pas question de reproduire l’affaire du Mediator et surtout éviter de mettre sur le marché des médicaments dont l’efficacité ne serait pas probante.

C’est ainsi le cas pour plusieurs médicaments, destinés à traiter quelques formes rares du cancer du tube digestif, dont les essais cliniques ont été purement et simplement suspendus.

Le traitement Tasigna proposé par le laboratoire suisse Norvatis a ainsi été annulé par un comité de surveillance indépendant.

Ce traitement n’était pas plus efficace que le Glivec, un médicament qui est déjà utilisé dans ce genre de cancer.

Les laboratoires Servier encore dans le collimateur

L’agence française de santé sanitaire qui autorise la mise sur le marché des médicaments et le Comité d’autorisation de mise sur le marché ont encore épinglé récemment les laboratoires Servier, qui sont à l’origine de l’affaire du Mediator. 

Cette fois, c’est un médicament qui est utilisé en ophtalmologie, en cardiologie et en ORL qui est visé.

Il s’agit du Vastarel, un médicament qui est déjà inscrit sur la liste noire des médicaments sous surveillance.

Les autorités sanitaires françaises veulent ainsi le retirer du marché car son efficacité est loin d’être prouvée.

 

Rédigé par K.Dronet

Publié le 19/04/2011
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