Dans un courrier adressé à la Fédération hospitalière de France (FHF), le Syngof (Syndicat national des gynécologues-obstétriciens français) donne l’explication selon laquelle les médecins libéraux multiplient les examens complémentaires, les clichés ou les analyses pour éviter les risques médico-judiciaires qui peuvent conduire ces médecins à leur perte.
Il faut savoir qu’en cas d'accident sur un patient, les praticiens exerçant à l'hôpital sont, en majorité, endossés par leur établissement. Il en est autre chose pour les médecins libéraux qui se tiennent directement responsables face à un problème identique.
Lorsqu’ils sont condamnés, les médecins libéraux n’ont d’autre choix que de payer. Lorsque l’accident est grave, le dédommagement peut facilement dépasser les 5 millions d'euros.
Selon Le Dr Jean-Marty, secrétaire général du Syngof, les médecins libéraux font beaucoup d'examens par précaution. Il estime, notamment que les médecins libéraux n’ont aucun inconvénient à prescrire beaucoup et aucun avantage à prescrire peu.
La couverture assurantielle des obstétriciens a été également relevée par le secrétaire général du Syngof qui rappelle que cette question n’a pas été réglée dans le dernier PLFSS 2011.
Le Dr Jean-Marty justifie le taux croissant de césariennes par les conduites « défensives » des obstétriciens, dont la couverture assurantielle reste insuffisante.
De sa part, le directeur général de l'assureur Le Sou Médical-MACSF, Nicolas Gombault, a déclaré "nous n'avons jamais vu de condamnation pour une césarienne pratiquée à tort".
En effet, se sont les accouchements par voie basse qui sont le plus souvent sujets à des poursuites judiciaires.
