Le Collectif inter associatif sur la santé a publié le 25 mai dernier des chiffres étonnants sur l’accès aux soins. Il en ressort que 22% des médecins de secteur 2 refusent de soigner les patients aux revenus modestes titulaires de la Couverture maladie universelle CMU.
Selon l’enquête menée par l’association de malades, le collectif interassociatif pour la santé (Ciss) à laquelle se sont associées la Fnath (handicapés) et l'Unaf (associations familiales), plus d'un spécialiste sur cinq a refusé des patients aux revenus modestes titulaires de la Couverture maladie universelle CMU.
L'enquête a été effectuée auprès de spécialistes de 11 villes différentes. Il s’agissait de spécialiste de secteur 2 c'est-à-dire pouvant pratiquer des dépassements d'honoraires au-delà des tarifs Sécurité sociale.
Les résultats de l’enquête démontrent que les situations de refus de soins ne sont pas marginales et procèdent d'intentions clairement discriminatoires.
Dans ce contexte, le Ciss, l'Unaf et la Fnath demandent au gouvernement, qui poursuit cette semaine l'examen de la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" d’intervenir afin de permettre l’accès aux soins à chacun.
Le Parti socialiste qui a créé la CMU en 2000 rappelle que l’égalité d’accès aux soins doit rester le socle de notre politique de santé. Il appelle à ce titre le Gouvernement à intervenir pour encadrer les dépassements d’honoraires et faire respecter le droit de chacun de se faire soigner.
