Selon une information publiée par le quotidien français, Le Figaro, le laboratoire Servier aurait décidé d'indemniser davantage les personnes victimes du médicament Mediator.
Il faut dire que le laboratoire fait aujourd'hui face à une forte pression de la société civile.
500 nouvelles plaintes ont ainsi été déposées au Parquet de Paris.
Ce médicament, qui a été prescrit en guise de coupe-faim, serait responsable de la mort de 2 000 personnes qui auraient contracté des problèmes cardio-vasculaires après le traitement.
Les malades qui souffrent d'une ITT inférieure à 25% ou qui aurait consommé le médicament avant 2002 pourraient donc bénéficier d'un dédommagement.
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, qui a autorisé la commercialisation en France du Mediator, est également sous le feu des projecteurs.
Le rapport établi par les professeurs Bernard Debré, député UMP de Paris, et Philippe Even, président de l'Institut Necker, accable une nouvelle fois l'institution française qui a fait preuve de légèreté dans le traitement de ce dossier.
Cette agence aurait ainsi tendance à fonctionner en vase clos, sans se référer aux professionnels de la santé.
Des avocats des victimes du Mediator envisagent aujourd'hui de porter plainte contre l'Etat pour négligences.
