C’est à partir du 8 février 2011 que les parlementaires se pencheront sur le projet de loi de bioéthique. «La Croix» propose de décrypter certains de ses enjeux.
Tout d’abord, qu’est-ce que l’assistance médicale à la procréation ?
Si pour certains la réponse peut être évidente, pour d’autres, elle peut constituer une énigme.
En clair, il s’agit d'aider, par différentes techniques médicales, des couples stériles à concevoir un enfant.
Reste à savoir à qui est destiné ces techniques ?
Sur ce volet, la loi de bioéthique en daté du 6 août 2004 est claire.
En effet, la loi organique assure l’accès – et le remboursement à 100% par la Sécurité sociale – aux couples hétérosexuels, aptes à procréer, mariés ou ayant la preuve qu'ils vivent ensemble depuis au moins deux ans.
Autrement dit, en France, le législateur conçoit l’AMP comme un moyen de remédier à l’infertilité du couple, dont le caractère pathologique a été médicalement constaté.
Du coup, la révision de la loi bioéthique – qui entre dans sa dernière ligne droite avec l’examen du texte à l’Assemblée prévu à partir du 8 février – risque de relancer de débats musclés.
Jusqu’à quel âge procréer ? Doit-on réserver les techniques de procréation aux seuls couples hétérosexuels ? Quelle solution pour certaines pathologies privant les femmes d’utérus ?
Il risque d’y «avoir du sport » au sein des arcanes de l’Assemblé nationale.
