Le débat parlementaire sur la bioéthique commence à «accoucher» de premières mesures.
En effet, aujourd'hui, une femme enceinte se voit proposer par son gynécologue un test pour évaluer le risque que son futur enfant soit porteur d'une anomalie chromosomique.
Et plus particulièrement la trisomie 21.
Il faut savoir que ce test consiste en une prise de sang, facultative est sujet à un remboursement.
Qu’est-ce qui va donc changer ?
Dorénavant, les futures «mamans» pourraient n'avoir accès à ce dépistage que dans le cas où médecin le juge nécessaire.
Ce changement, possible, résulte d'une modification de texte de l'article 9 de la loi de bioéthique.
A noter que cette modification faite suite à des débats à l’Assemblée nationale avec un texte de loi voté par les députés, le 15 février 2011, et qui est passe d’être voté par les sénateurs.
Ce qui n’est pas du goût de la communauté des gynécologues.
Pour se faire entendre, ils ont décidé de lancer un appel pour dénoncer cet amendement qu'ils considèrent «contraire aux droits du patient».
Toujours selon le collectif de gynécologues, ils craignent que le médecin devienne seul juge.
Pour Joëlle Belaisch-Allart, vice-présidente de la société Française de gynécologie, «en filigrane, je crains qu'il y ait derrière cela une volonté de freiner ce dépistage. Or, c'est aux patientes de choisir si elles veulent ce dépistage.
Comme du reste si les futures mères veulent ou non interrompre leur grossesse en cas d'anomalie chromosomique.
