l’Union nationale des mutuelles étudiantes régionales a interrogé plus de 10.000 étudiants sur leurs habitudes en matière de contraception ou de prévention contre les IST (Infections sexuellement transmissibles).
L’enquête révèle que 40% des étudiants renoncent à des soins pour des causes financières, dont 18,3% ont été obligé à renoncer à des soins de santé.
Cette situation se répercute particulièrement sur les consultations gynécologiques, qui ont enregistré une baisse de 10 points dans la période 2007-2009.
En ce qui concerne les consultations des professionnels de santé entre ces deux années, l’Usem a constaté que la tendance était à la baisse. Ainsi, leur nombre est passé de 83,6% à 80,5%.
90% des étudiants interrogés choisissent le préservatif et la pilule.
Mais malgré le fait que ces personnes se disent bien informées sur ces sujets, en réalité, une étudiante sur trois a eu recours à la pilule du lendemain après un accident de préservatif (50%) ou un oubli de pilule (37%).
D’autre part, 3,3 des étudiantes ont déjà subi une IVG. Ce chiffre dépasse largement la moyenne nationale pour l’ensemble des femmes, qui est de 1,47%.
Autre réalité reflétée par cette étude, 68% des étudiants, tout sexe confondu, n’ont jamais réalisé de test de dépistage.
Enfin, 19,5% des étudiants et 10,3% des étudiantes ne pensent pas aux moyens de contraception lors d’un rapport sexuel.
