On apprend qu’une étude commandée, en 2009, par le laboratoire Servier - qui a produit le Mediator - révélait les dangers du médicament.
Une étude réalisée par un expert spécialiste des valves cardiaques, le professeur Bernard Lung (hôpital Bichat, Paris).
Celui-ci aurait remis son rapport au laboratoire Servier, le 5 octobre 2009, où il aurait été établi l’existence d’un lien de cause à effet entre la prise du médicament et les déformations valvulaires.
Le spécialiste aurait conclu que sur les 17 cas de victimes de valvulopathie opérés, 12 sont évocateurs d'une valvulopathie médicamenteuse liée au benfluorex.
Pour 15 autres patients, qui n'ont pas été opérés ; mais dont le professeur Bernard Iung a pu consulter les échocardiographies, l'imputabilité du Benfluorex est possible dans dix cas.
Alerté des dangers potentiels du Médiator -par un rapport qu'il a lui-même commandé, le laboratoire Servier n’a retiré pour autant ce médicament de la vente.
Il décidait de s’en remettre à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Dès lors, c’est la commission d'autorisation de mise sur le marché des médicaments qui prendra le relais et elle décidera le retrait du médicament le 12 novembre 2009.
Lors de la présentation de ses voeux à ses employés, Jacques Servier a indiqué que «le temps de la riposte était proche».
Selon le fondateur du groupe Servier, le nombre de victimes du Médiator se chiffrerait à trois personnes.
